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Catherine, notre AVS, championne de France pour la 6e fois consécutive !

Quelques articles glanés sur internet pour féliciter Catherine Bouënard, notre AVS, championne de France de vitesse de tricot pour la sixième fois consécutive.

Bravo Catherine !

Article paru dans Le Petit Bleu le 12 février 2018

Tricot. Une habitante des Côtes d’Armor championne de France

Sixième titre de championne de France de vitesse de tricot. pour Catherine Bouënard, habitante de Trébédan près de Dinan (Côtes d’Armor).

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La sextuple championne de France, au centre sur la photo, fait honneur à la Bretagne

La semaine dernière, au salon « L’Aiguille en fête », porte de Versailles, à Paris, Catherine Bouënard, 48 ans, habitante de Trébédan, près de Dinan (Cötes d’Armor), déjà quintuple championne de France de vitesse de tricot, remettait son titre en jeu.

Au terme de quatre jours de compétition, la Costarmoricaine a une fois de plus remporté l’épreuve, sans toutefois battre son record de 264 mailles établi lors de son premier titre.

258 contre 257 : pour une maille de plus…

Lors de quatre sessions (une par jour de jeudi à dimanche), elle avait, comme ses concurrentes, trois minutes pour réaliser le maximum de mailles possible, le meilleur score étant retenu.

La championne relate :

« Cette sixième victoire a été compliquée à obtenir. Cela avait mal démarré jeudi et vendredi : impossible pour moi de dépasser 245 mailles, alors qu’Isabelle Stieger, ma rivale depuis plusieurs années, était déjà à 253. Samedi, cela s’est beaucoup mieux passé : elle a fait 257, et moi 258 mailles. Ca a été le meilleur score car, dimanche, impossible de passer au-dessus de 254 mailles. Il y avait beaucoup de nervosité, je n’ai pas réussi une seule session sans raté, c’est-à-dire reprendre une maille. Or, quand on fait une erreur, on perd du temps non seulement pour la rattraper mais aussi pour se relancer en vitesse. »

La troisième du classement n’est pas parvenu à faire plus de 203 mailles. Un gouffre lorsque l’on sait qu’une maille, c’est une 1/2 seconde.


Article paru dans Ouest-France le 12 février 2018

Cette Costarmoricaine est la championne du tricot

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Installée à Trébédan, Catherine Bouënard avait découvert par hasard sur internet en 2012 l’existence d’un championnat de France de tricot de vitesse

Quintuple championne de France de tricot de vitesse, Catherine Bouënard, vit à Trébédan (Côtes-d’Armor). Elle remet son titre en jeu cette semaine, à Paris.

Dans le milieu, elle est devenue une véritable star. Les médias se l’arrachent. «  J’ai reçu des demandes d’interviews encore la semaine dernière.  » À 48 ans, la Costarmoricaine Catherine Bouënard jouit d’une notoriété inattendue. C’est que sa performance a de quoi piquer la curiosité. Depuis 2013, elle remporte systématiquement le championnat de France de tricot de vitesse.

Ce jeudi, porte de Versailles, à Paris, elle remettra son titre en jeu. Pas de quoi lui mettre les nerfs en pelote. «  Il n’y a pas d’enjeu, enfin, c’est jamais que de la laine  », s’amuse cette quadra hyperactive, assistante de vie scolaire au collège de Broons et correspondante locale pour Ouest-France.

Passionnée

Dans sa maison de pierre, bâtie au milieu des champs, près de Trébédan, sa passion saute aux yeux du visiteur. Sur la table de la cuisine, un pull qui attend ses manches. «  Je dois le finir rapidement. J’ai prévu de le mettre à Paris. Il faut que je porte un beau pull là-bas.  » La phrase l’amuse. Elle se souvient comment, la première année, alors qu’elle en portait un acheté dans le commerce, on avait jasé. «  Vous ne tricotez pas vos propres pulls  ?  », lui avait-on glissé.

Le tricot, aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle est «  tombée dedans comme Obélix dans la marmite  ». Un art de la maille transmis par sa mère. Utilitaire, à l’époque. «  Les gens détricotaient un vieux pull pour en refaire un neuf  », rappelle la quintuple championne de France. Depuis, elle n’a jamais remisé ses aiguilles.

Gilets, écharpes, cols, bonnets, chaussettes, layettes… Catherine Bouënard tricote tout. Partout – elle a un sac de tricot dans sa voiture et à son travail – et pour tout le monde. Pour son mari, ses trois filles – «  plus trop maintenant, parce qu’elles ont l’âge où on en a marre des pulls à maman  » – pour offrir aux uns et aux autres. Et surtout pour elle maintenant.

«  Yoga du cerveau  »

Que des créations. Des modèles uniques, aux couleurs toujours vives. «  C’est ce qui me plaît. Créer et chercher la couleur.  » Catherine Bouënard a une «  âme d’enfant  » et deux idoles  : Goldorak et Michel Polnareff. Le premier orne un de ses nombreux pulls  ; pour le second, «  c’est au programme  ». La mode  ? «  Je m’en fiche, on peut critiquer, je porte ce que j’aime.  »

Elle se souvient d’un reportage, diffusé l’an dernier, dans l’émission Quotidien de Yann Barthès, sur TMC, et des commentaires peu amènes de spectatrices. Critiques de ses pulls, et lasses de la voir toujours gagner. «  Avoir ce type de réaction devant une caméra…  » La Bretonne, éternelle supportrice d’En Avant, en rit encore.

À Paris, entre concurrentes, elle l’assure, il n’y a pas maille à partir. Cette année encore, elle s’attend à retrouver son éternelle rivale, qui la talonne de plus en plus. En 2017, avec sa technique atypique – une aiguille coincée entre les jambes – Catherine Bouënard a tricoté 264 mailles endroit en trois minutes (son record de France établit dès 2013), contre 259 pour son adversaire. Elle relativise  : «  Le tricot, c’est de la détente. C’est le yoga du cerveau. Quand on tricote, le monde peut bien s’effondrer. Tout le monde devrait apprendre.  »

Voir une petite vidéo au championnat de France : https://www.dailymotion.com/video/x…